Posté par admin dans résistances le 31/08/10 | Pas de Commentaire
Ce soir, le Président Barak Obama va annoncer la fin des opérations militaires de l’armée américaine en Irak. Cette nouvelle étape du retrait des troupes US, dont 50 000 soldats resteront encore stationnées dans ce pays jusqu’au 1er janvier 2012 est l’occasion de faire le point sur les résultats obtenus par les Américains et leurs alliés lors de cette deuxième guerre du Golfe.
Si les Etats-Unis n’ont pas bénéficié en 2003 de la même unanimité qu’en 1991 pour attaquer l’Irak, il ont néanmoins remporté une rapide victoire militaire, démontrant s’il en était besoin la démesure de leurs moyens par rapport à tout opposant. La puissance de l’armée américaine a pu jouer à plein dans un pays ouvert, sans relief ni couvert végétal, ni allié abrité derrière une frontière inviolable (tout le contraire du Vietnam, mais aussi de l’Afghanistan..).
L’occupation s’est révélée beaucoup plus difficile, notamment à cause du choix de se passer de tous les cadres de l’ancienne armée et de l’ancienne police irakienne. Face au terrorisme et à l’insurrection armée, les Etats-Unis n’ont enregistré de résultats positifs qu’en changeant de stratégie et en passant à la contre-insurrection, qui suppose non seulement la renationalisation des forces de police et des forces militaires, mais aussi des compromis pour diviser l’ennemi.
Malgré toutes les critiques reçues en Occident et la dureté des conditions sur le terrain, les pertes ont été relativement faibles. Les Etats-Unis ont ainsi démontré en Irak qu’il pouvaient mettre à bas un régime dans une région très éloignée, installer un pouvoir « ami », puis se retirer dans des conditions acceptables.
L’irak pourrait donc être une leçon pour tout Etat souhaitant s’opposer aux Etats-Unis, y compris par le biais de soutien à des organisations terroristes. ...



