« Tous les ans, Fanta appréhende les grandes vacances. « C’est le moment où les familles retournent au pays pour marier leur fille« , raconte la présidente de l’association Femmes-relais, en Seine-Saint-Denis, en retroussant les manches de son boubou africain. Quand arrive l’été, et avec lui « la saison des mariages forcés« , comme elle l’appelle, c’est l’effervescence dans le petit local prêté à l’association par la mairie de Bobigny.
Chaque année en France, d’après le Haut Conseil à l’intégration, 70.000 jeunes filles seraient victimes d’un mariage forcé. Longtemps, cette « tradition » a concerné les familles originaires du Maghreb, du Mali et du Sénégal ; aujourd’hui, elle sévit dans les foyers turcs, pakistanais et comoriens. [...] À la veille des vacances scolaires, Fanta Sangaré, Malienne de 47 ans [...] parle du droit des femmes à dire non. « Ici, ce n’est pas l’Afrique ou le Pakistan, il y a des règles. Les parents doivent les respecter. Les filles ont le droit de ne pas monter dans l’avion, mais elles l’ignorent le plus souvent » [...]. »
Des hommes d’influence porte-paroles de la Turquie
















[...] L’été, la saison des mariages forcés [...]
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