Algérie, Tunisie et banlieues françaises, même combat ?
Le site Oumma.com fait un rapprochement entre la situation en Algérie, en Tunisie et les émeutes de 2005 en France. Des deux côtés de la Méditerranée s’offre aux Maghrébins le même scénario. Il n’y a aucune différence philosophique entre l’embrasement des banlieues en France en 2005 et les émeutes en Algérie. Dans les deux cas, les deux jeunesses vivent un déficit de citoyenneté. Dans les deux cas, la seule réponse qui leur a été donnée est la répression policière. En 2005, en France, face à la rhétorique de l’égalité théorique de la République, le manifeste des Indigènes de la République a vu le jour. La situation de l’indigénat continue à sévir sur les deux rives de la Méditerranée. Une grande responsabilité incombe aux indigènes de la République qui on pris conscience de leur devoir de contribuer à libérer l’autre rive en faisant corps avec les revendications de cette jeunesse et les porter haut et fort à la conscience de la société française pour dévoiler les contradictions de la France officielle. La société française a tout à gagner en étant en véritable adéquation entre ses principes et sa politique extérieure. (via là)  Read More →
Véronique Genest et les pseudos « ghettos »
Deuxième buzz en perspective toujours sur RMC à propos du meurtre du DJ antillais qui a refusé du monde dans une soirée privée de la saint-Sylvestre, la vie dans les cités. Chapeau : « Moi, j’en ai eu plusieurs des histoires il y a longtemps et pourtant on était très ouvert. On parlait aux gens, etc. et puis on finissait par se faire tout voler. C’était très étrange parce qu’en même temps, la cité était jolie. Moi j’ai vécu, ma grand-mère, elle a vécu dans les cités. On vivait bien. Et puis à un moment, ça s’est transformé parce que tout d’un coup des poignées de gens ont essayé d’imposer leurs lois et que les autres ont été terrorisés et donc sont partis. Donc c’est devenu des ghettos. Au départ, je suis désolée, moi je n’arrive pas à culpabiliser en disant qu’on a mis des gens dans des ghettos parce qu’au départ, les ghettos, ce n’était pas des ghettos, c’était des choses pour reloger les gens et cette culpabilité nous empêche d’agir. Faut arrêter de ne pas regarder les choses. (le journaliste intervient sur le manque d’emploi qui crée la violence). Attendez, excusez-moi. Les choses peuvent toutes être retournées dans tous les sens. Il n’y a pas d’emploi, pourquoi? Je vous donne un exemple très simple : au centre de la cité où vivait ma grand-mère, à Montgeron dans l’Essonne, elle a vécu à la cité de l’Olype, puis il y avait une autre cité qui s’appelait la cité de la forêt, en face de la forêt de Sénard, il y avait des barres d’immeubles qui avaient été construites qui n’étaient pas mieux ou moins bien que d’autres et au centre, ils ont fait une piscine. Il y a eu tellement de dégradations par tous ces gens qui venaient et qui n’avaient ni foi, ni loi et qui ne respectaient rien que tout a fermé. Les centres commerciaux ont fermé. Mais ils ont... 
Le sérieux problème culturel des quartiers
« Le calme est revenu. Malgré la loi du silence, je sais que les jeunes provocateurs, dont on ne connaît toujours pas officiellement l’identité, ont été «chopés» par les plus anciens du quartier, les grands frères et les parents… Il ne faut pourtant pas s’arrêter là. On parle de la paupérisation et de la ghetthoïsation des quartiers, mais il y a surtout un problème culturel, que les communautés religieuses et les pouvoirs publics ne peuvent plus ignorer, et auquel il devient urgent de trouver des solutions. » (via là)  Read More →
“33 Allstarz” : Bienvenue à Bordeaux
Addendum du 18/11/2010 : Le clip suscite une polémique La diffusion du clip « 33Allstarz » sur le net a provoqué une réaction en chaîne. D’abord très visionné, il a été récupéré par des sites revendiqués d’extrême droite tel « FDesouche » et fait l’objet de tirades assez violentes. On peut lire des réflexions cinglantes sur le fait que ces propos violents aient pu être subventionnés par la mairie de Bordeaux, le Conseil régional et le Conseil général. L’aspect institutionnel ne rime pas avec le rap. « On nous traite de collectif de rappeurs émigrés, sourit Alpha Diallo. On nous accuse de faire l’apologie de la violence et de la haine. Notre démarche n’a pas été bien comprise. » Au centre social des Aubiers mardi soir, point de rebellion. Les rappeurs ont l’habitude, leur langage et la manière dont ils s’expriment jouent contre eux. Des mots en vrac: « Lormont zone interdite, ma téci c’est une prison en plein air ». Mérignac: « Ma ville un beau désert, viens je t’emmène là où l’amour et la haine se marient ». Bordeaux : « C’est pour tous les mecs du centre ville, ceux qui ont le ventre vide, qui font du chiffre sans le dire.. » Sud Ouest La mairie confirme son soutien aux rappeurs Katia Beyris, est chargée de développement à la direction du développement social de la mairie de Bordeaux. Elle « travaille » avec l’association depuis quelques années. On se doutait bien qu’ils n’allaient pas chanter Au clair de la lune ! Il fallait les laisser exprimer leurs maux, avec ce qu’ils sont. En trois ans, ils ont évolué.” Sud Ouest via Infos-Bordeaux “33 Allstarz” : clip réalisé avec le soutien de la Mairie de Bordeaux, du Conseil Général de Gironde et du Conseil Régional d’Aquitaine. On a la came qui vous fait planer (…) Les bourges viennent nous voir pour s’en foutre plein le nez (…) J’pars en vacances grâce à la CAF (…) J’arrache les sacs pour... 
Châlons-en-Champagne : Ils mettent à sac le commissariat pour faire libérer Samir
Il est à noter que cette affaire date de dimanche matin. Or, à l’heure qu’il est, seul le quotidien régional l’Union en fait écho. Dimanche matin, une bande de jeunes a pris d’assaut le commissariat  de Châlons après l’interpellation  d’un des leurs. Pour repousser  les assaillants, les policiers  ont du faire usage du flashball. (…) Le meneur de cet assaut aussi soudain que violent est suivi de près par plusieurs autres individus, les participants de la fête d’anniversaire. Le banc de la salle d’attente ne résiste pas bien longtemps. Une scène digne de Rio bravo, le western de Howard Hawks. A l’image de Nathan Burdette, riche propriétaire terrien fermement résolu à délivrer son frère, Jœ, avec l’appui de ses sbires, Abdel Bouzeriba ne semble pas se résoudre à laisser son benjamin croupir en garde à vue. Le parallèle s’arrête là. Pourtant, pour repousser leurs assaillants, les policiers devront faire usage du flashball. Un tir unique sera nécessaire pour faire fuir la bande de jeunes. Les gardiens de la paix réussiront tant bien que mal à interpeller le grand frère, lui aussi placé en garde à vue à quelques mètres à peine de Samir. (…) 4 h 00, dimanche : Ultime épisode d’un feuilleton à rebondissements. Deux hommes se présentent de nouveau à l’accueil du commissariat. Surprise du planton et de ses collègues qui reconnaissent deux de leurs assaillants. Surprise du planton et de ses collègues qui reconnaissent deux de leurs assaillants. Sid Ahmed Ghezzali et Ahmed Slah veulent déposer plainte contre les policiers à l’origine de la première interpellation. Sid Ahmed Ghezzali et Ahmed Slah veulent déposer plainte contre les policiers à l’origine de la première interpellation. Agissant en flagrant délit, les gardiens de la paix procèdent à l’arrestation des deux hommes. Remis en liberté, le caillasseur fera l’objet d’une convocation ultérieure devant la Justice.... 
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Farid, 15 ans : “Vous voulez qu’on tape qui à part la police ?”
Il développe ses larges épaules à la boxe thaïe cinq fois par semaine. Il a les yeux d’un beau marron, c’est tout ce qu’on verra de son visage, dissimulé sous un foulard et une capuche. Depuis vendredi, Farid* est chaque matin au lycée Joliot-Curie de Nanterre. L’établissement est au cœur de la protestation lycéenne contre la réforme des retraites. Et, comme à Lyon, il fédère aussi des jeunes plus intéressés par la casse que par la lutte sociale. Farid est de ceux-là, casseur à 15 ans. « Je le fais à moitié pour la retraite, à moitié parce que j’ai envie de me venger contre la police », tranche-t-il, déçu qu’hier la bagarre n’ait pas pris. Capable d’aller « au contact » C’est lui qui a mis le feu à la première voiture, une Clio rouge. « On l’a mise sur le toit. L’essence coulait, quelqu’un m’a passé un briquet. » Pas de fanfaronnade, mais tout de même : en s’attaquant à des grosses cibles, Farid dit être des 50 casseurs, sur un groupe qu’il estime à 800, capables d’aller « au contact ». « Un panneau publicitaire, c’est facile, il suffit de prendre une barre ou un brise-vitre dans le bus. Le cran au-dessus, c’est la voiture de police. Et le plus fort s’attaque aux policiers. » Il n’emploie pas les mots « guerre » ou « haine » comme d’autres. Il « réagit » contre les lois trop dures qui dominent à ses yeux le rapport entre cités et forces de l’ordre. Il dit souffrir des contrôles d’identité dans son propre quartier qu’il ne quitte guère, des fouilles dès qu’un voisin se plaint. « Vous voulez qu’on tape qui à part la police? C’est le seul moyen. » « Ils tirent au flash-ball sur des gens qui n’ont rien fait, détaille-t-il plus tard. Ceux qui ont tué Zyed et Bouna (NDLR : les enfants morts électrocutés à Clichy-sous-bois, alors qu’ils étaient poursuivis par la police), on les a pas entendus, s’emporte-t-il.... 
“La démocratie est au bord du morcellement et de son ethnicisation”
Le maire de Sevran (93) La politique ne “réunit” plus vraiment, le personnel politique est par trop dissemblable et éloigné du peuple qu’il est censé représenter. Il n’est que de voir la composition de l’Assemblée nationale ou de l’Association des maires de France. Combien de Français noirs, asiatiques, arabes, kabyles ou autres qui sont aujourd’hui une part substantielle de la nation et de la société ? [...] Je sais qu’il faut en finir avec la prohibition des drogues dites douces car sinon la banlieue, et ma ville en particulier, passeront bientôt sous la coupe du crime organisé. Je n’ai pas peur de dire les choses qui habituellement sont tues parce que j’ai peur de la société que nous laisserons à nos enfants. J’ai peur du monde ethnicisé qui couve sous la cendre du républicanisme aveugle et moribond. Oui, j’ai peur qu’à force de nier l’indispensable reconnaissance politique du cosmopolitisme des banlieues, la France des grandes agglomérations urbaines ne devienne une zone de non droit, de ghettos et de violence. Stéphane Gatignon, maire Europe Ecologie de Sevran (Seine-Saint-Denis) (via là)  Read More →
Insulte raciste envers un conducteur de bus
Déjà, le matin à 8 h 15, Abdelkrim Djemadi avait causé un premier esclandre sur le réseau des Tur, à l’arrêt Sébastopol de la ligne N. Le chauffeur raconte. Allergique aux moustaches « Il est monté. Comme à tous les passagers, je lui ai dit bonjour. Il m’a répondu : Qu’est-ce que t’as, toi, avec ta moustache ? » Injures et menaces ont suivi : « Enc… de ta race ! Enc… de Français ! Je vais te bourrer la gu… ! » Sorti de prison le 27 septembre après avoir purgé sa vingt-deuxième condamnation, l’homme s’est retrouvé hier après-midi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Reims. (via là)  Read More →
Le problème des banlieues et les journalistes
Ne pas céder au chantage, exercer leur métier de journaliste, dire les choses. Et tant pis pour ceux qui vont penser que c’est exagéré. La réalité est pire que ce que les journalistes écrivent parce qu’ils s’autocensurent depuis des années. Si les médias avaient commencé par donner les prénoms et les noms de ceux qui commettent des actes délictueux, on se serait rendu compte des difficultés. Et les parents de ces jeunes l’auraient compris. Ce n’est qu’aujourd’hui, avec un chercheur comme Hugues Lagrange, que l’on admet cette sur-représentation des jeunes d’origine africaine et maghrébine. D’avoir caché des vérités, c’est ça qui a fait que les quartiers se sont enfoncés. Et une fois mis au ban de la société, c’est plus difficile de s’en sortir. (via là)  Read More →

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