Le totalitarisme culturel des islamistes Egyptiens
L’islamisation radicale s’empare des leviers culturels. Le champ socio-éducatif devient un terrain de guerre des idées, dès la petite enfance. Et la volonté de domination morale des fondamentalistes vise aussi la plus haute littérature, jusqu’aux livres  du prix Nobel Naguib Mahfouz. A l a conquête des jardins d’enfants A 12 / 13ans, Assem Al-Askari est un « child preacher » , un prêcheur enfant. Sur la chaîne Al-Rhama TV , il apparaît en costume sombre , chemise blanche, cravate. Il fait l’éloge des tout jeunes  scolarisés et de la culture guerrière qu’il faut leur inculquer . C’est entre leurs mains qu’est déposé le destin politique de l’Egypte. «  Par Allah, notre capital en termes de culture et de vigilance grandit parmi les enfants, affirme  Al-Akari , dans les jardins d’ enfants de la maternelle, les petits chantent : c’est le peuple qui impose  l’orientation du régime ». Le discours du jeune prêcheur est un hymne à la violence, la seule éthique qu’il connait est celle  du combattant islamiste : « nous devons livrer la guerre civile, les Juifs et les Américains sont constamment en train de comploter contre notre peuple admirable  ; un jour c’est la lutte entre Musulmans et chrétiens ;  un autre jour c’est l’affrontement entre les militaires et le peuple ». Censurer le prix Nobel Mahfouz reçut le Nobel de littérature en 1988. Sa gloire internationale lui valut la haine des islamistes ; il échappa à un attentat perpétré par deux fanatiques en 1994. Blessé à la main droite, il dut renoncer à écrire et fut contraint de dicter ses textes. Sa philosophie universaliste et ouverte de l’art le désignait naturellement  comme cible  des intégristes. Sa cohérence le porta  à braver le dogmatisme de ses adversaires: Mahfouz  défendit,  au nom de la liberté de création ,   la reproduction d’un nu de Klimt contre l’hystérie répressive... 
Petite histoire des Frères Musulmans
En Egypte,  le parti des Frères Musulmans est grand favori  pour les  élections parlementaires. En Europe, dans l’inattention  à peu près générale,  l’ordre  des Frère Musulmans est devenu le fer de lance de la doctrine islamique. 1973 : Munich  s’affirme  comme un  des centres de l’islamisme européen . Avec le chef religieux   Galeb Himmat à sa tête,  la mosquée de la capitale bavaroise est  rebaptisée « Communauté islamique d’Allemagne » pour mieux se positionner a niveau national. Avant l’inauguration de la mosquée, G. Himmat  avait  pris part à une conférence en Angleterre des « centres culturels islamiques en Europe ». L’objectif de la rencontre  consistait à bâtir   «un réseau des groupes organisés liés par une identité d’esprit». Années 1980 : Galeb Himmat est l’un des initiateurs  d’une réunion, en Suisse, de hauts dirigeants des Frères Musulmans en vue « d’étendre l’islam en Occident ». Avec l’appui de  la « Communauté islamique d’Allemagne » de Munich, les Frères décident de créer des mosquées  dans les principales  villes allemandes. Années 1990 : dans une vingtaine de pays européens, les  Frères Musulmans ont  implanté   des antennes de leur mouvement,  reliées  au sein d’une « Fédération des organisations  d’Europe » . La structure fédérale dispose d’un appareil  de financements  « EuropeTrust » basé à Londres,  recevant les fonds en  provenance des pays du Golfe.   Europe Trust a servi à construire des mosquées et permis le fonctionnement d’instituts de  formation des imams en France en particulier et en Grande Bretagne. Selon le journaliste allemand Ian Johnson, spécialiste des questions d’ islam en Europe, les Frères l’ont emporté sur les autres forces islamiques dans l’espace européen ,   grâce à  la solidité de leur organisation et leurs  ressources financières.  Ils... 
Les deux discours des Frères Musulmans avant les élections
Les élections législatives égyptiennes se tiendront dans moins d’un mois, le 28 novembre. l’arrivée au pouvoir en Egypte des Frères musulmans constituerait nouvelle désillusion pour les thuriféraires des printemps arabe, après la victoire du parti islamique Ennahda lors des élections en Tunisie et les déclarations des responsables Libyens selon lesquels la charia sera la base du futur Etat libyen. L’automne serait alors bien pleinement islamiste. A la dictature personnelle succèderait sur la scène arabe la dictature religieuse. Née à la fin des années 1920, l’organisation des Frères est la mieux structurée, la plus puissante dans le contexte  actuel.  Sa posture et sa force s’apparentent  à celles d’Ennhada, le premier parti tunisien. Les Frères ont créé  le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ). Comme Ennahda avant le scrutin de Tunisie, le PLJ  adopte un profil médian,   tout en affirmant fidélité à l’islam. 2011 : la plate forme idéologique du Parti de la Liberté et de la Justice C’est ce qu’exprime clairement la plate-forme électorale du P L J publiée sur  internet (Hurryh.com ) par les Frères Musulmans. Le PFJ est  « un parti dont la source d’autorité est la charia islamique, première source également de toute législation ». Le parti entend  incarner « les principes de  la charia, ses normes morales, ses valeurs réglant le  mode de vie de  chaque individu et de l’ensemble de la société ». L’emprise de la doctrine islamique est justifiée  à longueur de texte : « la charia est la source de l’autorité qui régule tous les aspects de l’existence pour les musulmans et les non musulmans vivant sur le territoire national ». Dans le langage  de la plate-forme,  « l’unité nationale de la charia » est le cadre idéologique du P L J. 2007 : le projet de société islamique Comparé au texte  de 2011,  le projet de société islamique publié en 2007 par les ... 
L’Arabie Saoudite éduque (toujours) à l’extrémisme islamique
Les djihadistes fiers de leurs actions
l’Islam est une religion française (!)
Hakim El Karoui, banquier d’affaires, président de l’Institut des cultures d’islam (ICI) et «militant de la diversité», dénonce les «amalgames» et les «confusions» sur l’islam de France. Décidément, l’islam fait peur. Entre apéro géant, polygamie, voile intégral, débat sur l’identité nationale, il ne se passe pas une semaine sans que le sujet de l’islam ne trouve sa place en haut de l’agenda médiatique. Avec un message commun : l’islam n’est pas compatible avec la France. Le problème pour les tenants de cette thèse – et ils sont multiples, car les préjugés sont multiples, fondés tous sur la peur, peur de l’autre, peur de soi-même et de la perte de son identité avec, au bout du chemin, rejet de l’autre et haine – est que l’islam est devenu, qu’on le veuille ou non, une religion française et une partie de la culture nationale. Qu’il faille être vigilant sur ses dérives – qui existent et qui sont trop nombreuses, mais ce ne sont que des dérives –, c’est une évidence et c’est d’autant plus important que l’islam fait partie de notre culture, la culture française. (…) Suite sur Le Monde  vu ici  Read More →